Les règles sont les mêmes que chez nous: les joueurs crient à l’unisson “jan-ken-poi!” et sur le “poi!”, chacun affiche d’une main soit ぐー Gû la pierre, ぱー Pâ le papier ou  ちょき Choki, les ciseaux.

Gu Pa et Choki se signifient pas exactement Pierre Papier et Ciseaux, mais sont des onomatopées qui s'y rapportent.  Choki choki, par exemple, rappelle le bruit des ciseaux coupant un papier.

Seulement JankenPoi, c'est pour les gens pressés.
La plupart du temps, le pierre papier ciseaux japonais c'est tout ça:

"Saishô wa gu,
janken poi
(aiko de sho)
((achi muite hoi))"


Saishô wa gu.
Littéralement "La pierre en premier", il ne se passe rien. C'est un peu comme un échauffement. Au moment de crier "Gu", les deux participant, d'une main, affichent la pierre.

Janken Poi
Comme je l'ai expliqué plus haut. Sur le Poi, si les signes affichés par les oposants sont différents, soit un point est marqué par le gagnant, soit on passe à Achi Muite Hoi. Si les signes sont les mêmes, c'est Aiko De Sho.

Aiko De Sho
Quand les signes obtenus sont identiques, les oposants crient Aiko De Sho et font un autre signe. Aiko De Sho continu jusqu'à ce que les signes obtenus soient différent. Quand une personne l'emporte, soit elle marque un point, soit c'est Achi muite hoi.

Achi Muite Hoi
N'est utilisé que de temps en temps, suivant l'envie des participants et le temps à disposition.
Celui qui vient de gagner pointe son index en direction du visage du perdant (à vrai dire, à ce moment là le gagnant n'est pas encore défini: avoir gagné par exemple en ayant imposé une pierre contre un ciseaux ne signifie pas avoir validé le point, tout se joue dans les deux secondes suivantes). Notre gagnant potentiel crie donc Achi muite Hoi et, sur le Hoi, sans bouger sa main mais uniquement son doigt, indique rapidement une autre direction (haut, bas, gauche ou droite). Le perdant (qui jusqu'ici n'a pas encore tout a fait perdu), au même instant, tourne lui aussi la tête dans une de ces directions.
S'il tourne la tête du même côté qu'indiqué par le doigt de son adversaire, l'adversaire valide le point. S'il tourne la tête d'un autre côté, on recommence. Saisho wa gu, jankenpoi... et ce jusqu'à ce qu'un gagnant soit désigné.
Tout se joue très vite.

Il existe aussi de nombreuses variantes dont je n'aurais pas la patiente d'expliquer...



Plus haut, je disais que ce n'était pas qu'un jeu d'enfant.
Exemples.
- Le président de mon club et un autre rotarien faire un JanKen sur l'estrade, devant tout le monde, pour savoir qui fera son speech en premier.
- Mes parents d'acc faire un Janken pour savoir qui nettoiera la table.
- Mes soeurs d'acc pour savoir qui entrerait en premier dans la salle de bain
- Ma prof principale et mon prof d'anglais pour savoir qui aura la première de l'aprèm
- Ma prof principale demander à des élèves de faire un Janken pour déterminer qui s'assiéra où.
- Des profs et des élèves entre eux
- Des personnalités à la télé
- En cours de volley par exemple, avant chaque match, ce sont les capitaines d'équipe qui disputent un Janken pour savoir qui aura la balle en premier. Manque de bol, notre capitainre à nous ne gagne jamais  -_-"

Et puis...
Retour en décembre, lors d'une fête de Noël organisée par mon rotary club. Toute la famille de chaque membre était présente, soit une bonne centaine de personne. Il y avait distribution de cadeaux par tirages au sort. Pour les plus gros cadeaux, finit les tirages au sort, "faisons un janken".  Je me demandais vraiment comment ils comptaient faire une partie de Janken avec un si grand nombre de participants. Mais comme tout le monde a parfaitement l'habitude de ce jeu, ce sont cents personnes qui hurlaient JAN KEN POI!! en même temps qui faisait un signe avec leur bras tendu en l'air. Tout ceux qui avait un signe plus fort que le présentateur restaient le bras en l'air, les autres étaient éliminés. Les japonais sont honnêtes, personne (ou presque) ne triche, donc forcément, ça aide. Et ainsi de suite. Quand il ne restait plus que trois ou quatre participant, ces personnes devaient aller devant, sur l'estrade, et finir le Janken entre eux.


Ce Saisho wa gu, jankenpoi, aiko de sho, aiko de sho, aiko de sho... peut être crié, chuchoté, hurlé ou chanter, parfois à une vitesse ahurissante.


Demain je vous poste des liens vers des vidéos